Concilier e-commerce & respect de l’environnement en tant qu’entreprise et internaute

Concilier e-commerce & respect de l’environnement en tant qu’entreprise et internaute

L’e-commerce est un grand confort pour les consommateurs qui peuvent acheter depuis chez eux et recevoir leurs produits commandés dès le lendemain. Mais, à chaque commande, c’est forcément un colis envoyé et des émissions de CO2 qui sont rejetées pour de nombreuses raisons. La problématique est de trouver des solutions pour réussir à concilier commerce sur internet et écologie.

Des achats en ligne et des colis toujours plus nombreux

Avec la crise du Covid-19 durant l’année 2020, nous avons connu trois ou quatre ans de croissance en une seule année. Cet essor s’explique par la digitalisation de la majorité des magasins. Les ventes ont été boostées par les commerces physiques qui sont passés au digital avec la création de solutions e-commerce et d’autres outils leur permettant de vendre en ligne comme les marketplaces. En 2020, un nouveau site marchand était créé toutes les demi-heures. La progression de sites e-commerce fût très forte tous produits et services confondus. Les commerçants n’avaient aucun choix. Durant le confinement, tous les Français étaient sur internet. Il fallait qu’ils y soient présents eux aussi en tant que professionnels. 

Selon les statistiques de l’Observatoire des Usages Internet de Médiamétrie, près de 82% des Français ont passé des commandes sur des sites e-commerce. Les chiffres sont encore plus importants pour les 35-49 ans car 91% d'entre eux auraient acheté en ligne. Même les seniors, âgés au minimum de 65 ans ont passé énormément de temps sur leur ordinateur, leur tablette ou leur smartphone à acheter des produits ou même des services. Environ 73% de ces seniors auraient donc commandé sur le web.

Clairement, tant mieux si de nombreux commerçants ont pu et su s’adapter durant la crise. Par cette coopération, ils ont aussi limité tous risques sanitaires même lorsqu’on pouvait se rendre en magasin. C’était bien plus sécurisant de commander chez soi afin de limiter les risques de contamination ; bien que peu de magasins étaient bondés grâce aux jauges imposées par le gouvernement. 

En plus de commander sur Amazon, géant du commerce en ligne américain et sur d’autres marketplaces e-commerce connues, les commerçants indépendants et autres entreprises ont réussi à s’imposer à leur manière par des moyens plus modestes. 

Ainsi, qui dit augmentation des commandes, dit augmentation des colis et des émissions de CO2 causées par les millions de véhicules (routiers, aériens, maritimes), la fabrication des colis, les serveurs des sites e-commerce, la navigation des utilisateurs sur leurs appareils…

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Mais, en 2022, tout le monde préfère acheter en ligne ...

Depuis quelques années, en France et dans le monde entier, tout le monde préfère acheter en ligne. La crise a créé des habitudes de consommation où tout le monde était obligé d’acheter sur son Iphone ou son ordinateur. Que ce soit pour les courses, les personnes les faisaient en drive. Pour les enfants qui grandissaient durant cette période ou si on voulait acheter des vêtements pour faire du sport ou pour préparer le déconfinement, passer par le digital était une quasi obligation. 

Le commerce est totalement connecté à présent. On observe en Amérique du Nord, aux USA et au Canada, un essoufflement du concept de “mall”. Les grands centres commerciaux commencent à fermer leur porte. En France, les clients désertent les centres-villes des cités moyennes pour se rendre dans les métropoles et dans les centre-commerciaux plus importants. Mais, ceci est très rare, il faut prendre sa voiture, les transports en communs, assurer que toute sa famille est présente… Au-delà des risques sanitaires, faire des achats en magasins, c’est beaucoup trop de contraintes budgétaires et temporelles particulièrement.

Le e-commerce est donc évidemment dominateur, les français et les clients du monde entier préfèrent acheter en ligne. 

Ainsi, une question est à se poser : comment concilier l’e-commerce et l’écologie ? Quels sont les moyens pour moins polluer, pour générer moins de Co2 dans tout ce processus de ventes du côté des entreprises et d’achats de celui des consommateurs ?

Entreprise : Optimiser le colisage des colis, utiliser des colis recyclés et réutilisables

Rien de plus navrant que de recevoir son nouveau téléphone dans une grande boîte en carton de 45 x 45 x 40 cm. On le voit trop souvent en recevant des petits produits ou de tailles moyennes sur Amazon particulièrement. 

C’est pourquoi des sociétés créent des machines d’emballage de colis qui permettent d’automatiser le processus en emballant les produits à la taille la plus adaptée. Une entreprise comme Savoye, spécialisée dans la Supply Chain règle donc toutes les solutions de colisage.

En ayant un colis parfaitement adapté à la taille du produit, on diminue le volume de colis à expédier et donc le nombre de camions nécessaires au transport. Il y aura aussi une forte diminution des cartons utilisés. L’aspect écologique et économique est au centre des priorités pour Savoye, l’entreprise règle de nombreux soucis avec sa solution innovante.

C’est pourquoi en France, 14 acteurs du e-commerce parmi Ebay, Veepee, Maisons du Monde, Darty, Fnac ont signé une charte avec le ministère de la Transition écologique et le secrétariat d’État au Numérique qui les engage à “conduire des actions de réduction du volume des emballages de livraison pour au moins 75% de leurs produits ou bien des colis d’ici le 31 décembre 2024.

Ainsi, ces 14 entreprises ouvrent la marche pour pousser toutes les entreprises à utiliser des emballages créés à partir de matières recyclées ou réutilisables. Il faut aussi que les encres soient aussi végétales.

Le plastique est évidemment banni par la majorité des marques. Il y a un temps, Amazon renonçait aux emballages d’expédition en plastique en les remplaçant par des contenants en papier qui sont bien plus facilement recyclables. 

Faire le choix des colis réutilisables et consignés avec Opopop

En plus, le carton ce n’est pas si bon. Ce n’est pas le mieux car 32% des cartons ne sont pas recyclés. De nombreux terminent incinérés ou enfouis. Surtout, il y a trop de tonnes de cartons à traiter et c’est un gros soucis. Aussi, le carton n’est pas recyclable à l’infinie. Les fibres de cellulose s’abîment à chaque recyclage. En moyenne, il ne peut être recyclé que 7 fois. 

La solution à ce problème, ce sont les colis réutilisables et consignés, avec la société Opopop. Ce service est 100% français, les colis sont fabriqués en France et envoyés avec les réseaux de la Poste. Ces colis sont fabriqués grâce à des matières imperméables upcyclés dans l’industrie textile. En fait, les grandes maisons et tous les fabricants de textiles achètent toujours plus de matière pour réaliser leur collection pour prévenir de problèmes divers. Ils ont donc toujours des rouleaux sur les bras. Ces matières dorment dans des lieux de stockages ou sont malheureusement détruites. Alors, Opopop a décidé de réutiliser ces matières pour fabriquer des colis réutilisables et consignés. 

Cette méthode, c’est l’avenir. Sachant qu’en France nous commandons tous pour la plupart avec La Poste voire DHL ou Mondial Relay … Les colis peuvent rester dans le système de livraison à l’infinie, il ne faut que changer les étiquettes. S’ils doivent être réparés, c’est possible car chaque élément des colis est facile à remplacer. Leur durée de vie est maximale.

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Transporteurs et livraisons éco-responsables

En plus des colis, cela peut être bien d’avoir des véhicules et des transporteurs qui soient respectueux de l’environnement.

De nombreuses entreprises livrent avec des véhicules électriques comme des voitures ou des vélos électriques. Les livraisons écologiques, en ville, dans le dernier kilomètre ou à longue distance peuvent être écologiques. Vertchezvous, Ecolotrans ou Urby sont des sociétés spécialisées dans la livraison verte. Ils offrent de réélles solutions pour notre planète.

Consommateurs de sites e-commerce, comment naviguer plus responsable ?

Une recherche sur Google depuis un ordinateur ou un smartphone génère environ 7 grammes de dioxyde de carbone (CO2). Il y aurait minimum 7 milliards de recherches quotidiennes sur internet en ne comptant que Google. 

Chacun de nous à la mauvaise habitude de taper n’importe quels mots-clés, questions dans le moteur de recherche. Comme Google est gratuit, nous nous rendons pas compte de l’énergie nécessaire et du CO2 consommé à chaque recherche. Les datacenters sont en fait sollicités pour chaque recherche sur internet. 

Le but n’est pas de faire attention à réaliser le moins de recherches possibles car ce ne sera pas possible tout simplement. Il faut donc adapter des éco-gestes pour limiter la pollution générée par le surf sur internet.

Consommateurs de sites e-commerce, comment naviguer plus responsable ?

Il y presque 10 ans à présent, l’ADEME et le Green Code Lab avait effectué une comparaison entre trois navigateurs très connus : Chrome, Firefox et Internet Explorer. Il semblerait que Chrome consomme beaucoup plus d’énergie et de mémoire même avec les versions les plus récentes.

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Le meilleur moteur de recherche pour la planète

Au niveau des moteurs de recherche, de nombreux outils éthiques et écologiques apparaissent. L’alternative la plus responsable par rapport à Google est Ecosia. C’est un moteur de recherche négatif en carbone, l’entreprise produit deux fois la quantité nécessaire à son fonctionnement en énergie solaire.

Il faut savoir que l’entreprise reverse une partie de ses revenus générés à la plantation d’arbres. Ecosia consacre au minimum 30% de son CA à ce sujet. 

Lilo est une autre solution possible. En naviguant sur Internet vous pouvez soutenir des projets sociaux, éducatif, éthiques et environnementaux. Tous les revenus publicitaires servent à financer des projets sélectionnés au travers de 3 critères : l’impact social et environnemental du projet et s’il y a une structure légale et définie.

Sur sa plateforme, Ecosia met en avant des informations sur l’actualité des initiatives soutenues et le récapitulatif des paiements reçus ! 

Vous pouvez donc agir pour l’environnement en naviguant sans bloqueur de publicités sur Lilo.

Autres gestes pour limiter la pollution liée à internet

  • Pour moins polluer sur le web, il est mieux de naviguer d’url à url. Rien ne sert de faire des recherches sur www.google.com ou www.ecosia.org Tapez directement dans l’url et mettez les sites que vous visitez régulièrement en favoris.
  • Fermez tous vos onglets. Ils consomment du CO2 pour rien à cause des ads et des pop-ups.
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